Photos du projet en cours, cueillette d’artéfacts et de sons ainsi que réalisation de cyanotypes.
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome en négatif duquel on obtient un tirage photographique dans un camaïeu de bleu de Prusse, bleu cyan à blanc à l’aide d’un mélange photosensible appliqué sur une surface. Le mélange doit sécher dans l’obscurité. Une fois sec, apparaît une silhouette dans les teintes de jaune, vert.
Sous l’exposition au soleil, le fer des surfaces exposées est réduit et forme la couleur bleue. N’importe quel type d’objet peut aussi être utilisé pour obtenir des photogrammes. Ce qui est le cas ici dans le projet avec les élèves: ”Kanitau-unaitshesht. Hommage au trappeur supérieur”.
Après l’exposition, le fer (ou chlorure de fer) qui n’a pas réagi (jaune-vert) est éliminé par rinçage à l’eau courante. Le cyanotype obtenu est ensuite séché à l’air libre.
Crédit photo: Amélie Courtois / Benoît Côté
Cet Hommage au trappeur supérieur/Kanitau-unahitshesht est une référence inversée au célèbre L’Hommage à Rosa Luxemburg de Riopelle, le « trappeur supérieur », Kanitau-unahitshesht en langue ilnu, comme l’avait surnommé André Breton, fondateur et animateur du mouvement surréaliste. Pour créer la série de tableaux de L’Hommage à Rosa Luxemburg, Riopelle faisait de longues balades sur l’Isle-aux-Grues et l’Ile-aux-Oies et recueillait divers objets et éléments de la faune et de la flore. Il posait ensuite ces objets sur des planches en bois et prenait leur emprunte en pochoir avec de la peinture en aérosol. Les jeunes de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, seront appelés à appliquer un procédé similaire en recueillant divers objets de leur environnement immédiat rencontrés sur le territoire de la communauté. De plus, les jeunes collecteront les sons de leur espace et créeront des compositions à l’aide du fonofone-image, un outil numérique novateur développé par l’organisme Cosimu, partenaire du projet, permettant d’allier musique et image.
Réalisé dans le cadre du centenaire
La création de la Fondation a été inspirée par le rêve de Jean Paul Riopelle, qui souhaitait transmettre sa passion pour l’art, sa vision et insuffler aux prochaines générations d’artistes le désir d’explorer, d’innover et de surpasser leur potentiel créatif.